Nirjana ~ Terres Eternelles
« Et s'il existait un Monde où la Nature était encore belle et farouche ? Où l'Homme n'avait pas encore apposé son empreinte ? Un Monde où félins et canidés sauvages pourraient vivre libres, développer leur intelligence au-delà de tout ce qu'on a pu connaître. Ce Monde existe. Ces Terres Éternelles, où la Vie aura toujours le dernier mot, sont bien réelles. Nirjana. »


« Et s'il existait un Monde où les lois se réécrivent, où rien n'est plus fort que la Vie ? Félins et canidés vivent ici à l'abri de la cruauté Humaine... »
 
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 Vos plus longs RPs

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Perle de Rosée
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Localisation : Sur les Terres Eternelles de Nirjana...

Qui est donc cet animal ?
Sexe : Perle de Rosée, douce Alpha, tu es bel et bien une Femelle.
Âge : Vraiment, vous désirez de la précision ? Alors, Perle' a 3 ans, 6 mois et deux semaine.

MessageSujet: Vos plus longs RPs   Mer 22 Oct - 4:08

Mettez ici vos plus longs RPs !

╚ Avançons, jusqu'à ne plus pouvoir ╝
Utopie



Mes yeux mi-clos ne demandaient qu'à se fermer complètement. La poussière les brûlait, mais plus encore leur était douloureuse la fatigue. Les souvenirs des terres fertiles qu'étaient autrefois ce sol que nous foulions m'étaient désormais bien lointains, bien flous, au point que je me demandais s'il furent un jour réalité. J'avais peine à respirer, à cause de la poussière que nous soulevions, mais aussi de cette soif, de cette chaleur terribles. Lorsque j'inspirais un peu d'air avec ma bouche, ce fut pour aussitôt le recracher en une quinte de toux douloureuse qui secoua tout mon petit corps dont le blanc dominait la robe. Blanc ? Non, plus maintenant, et je peinais à songer que ce le fut un jour. J'étais devenue une pouliche grise et brune, souillée par la terre sèche et la poussière, les crins embroussaillés piqués d'épines.
Près de moi cheminait Chibi, cette jolie petite jument, qui n'était en fait guère plus grande que moi malgré son âge. J'aurais aimé m'excuser du fait qu'elle doive veiller sur moi, parce que ma mère était partie à la rencontre de l'autre Harde avec Ciel Étoilé et l'étalon doré nommé El'Dorado. Je ne cessais de penser que je devais l'embêter, à lui causer l'inconvénient de devoir me jeter parfois quelques regards pour s'assurer que j'allais bien. Malgré toute la bonne volonté du monde, je ne savais pas vraiment comment me montrer sympathique, surtout parce que je ne voulais pas me montrer colle-au-pattes et me lancer dans un dialogue qui nous fatiguerait, avec nos bouches sèches et nos lèvres craquelées par la soif.

Je voyais les plus grands se soutenir mutuellement, s'entraider malgré leur propre faiblesse. Je me sentais bien inutile. Je sentais que si je tentais d'aider quelqu'un, je gênerais plus qu'autre chose, parce que je n'étais qu'une pouliche aux côtes saillantes par le manque de nourriture et d'eau, aux yeux éteins et à la robe ternie par les redoutables rayons du soleil. Je sentais le regard d'Arya qui se posait sur moi par moment, comme celui de quelques autres. Je me sentais protégée, mais terriblement inutile, terriblement faible et pathétique. Je me rapprochais un tout petit peu de Chibi, pour me réconforter. Tentative bien inutile, évidemment. Surtout que, relevant la tête qui jusque là avait pendu mollement vers le sol, je croisais le regard de Toundra, ma demi-soeur et ennemie dès la première rencontre.

Nous arrivions, au bout d'une longue et infernale marche, dans les Terres de Santaro. Je marquais un temps d'hésitation devant la frontière. Je n'étais jamais allée dans ces terres, n'avait jamais rencontré un seul de leur membres. Je ne connaissais qu'une petite partie des territoires neutres où j'étais née, des territoires des cow-boys où j'avais déposé en compagnie de ma mère le corps de Fouganzy, mon vaillant père, et de nos territoires. Mais je sentis un cheval me pousser doucement de l'avant en me murmurant quelques paroles réconfortantes, et, ravalant la boule qui montait dans ma gorge, je faisais mes premiers pas sur ces terres inconnues.
Elles m'apparurent comme un mirage, comme une terre promise. Peu à peu, la verdure apparaissait, jusqu'à former un doux tapis d'herbe sous nos sabots. Une herbe verte et tendre, comme je n'en avais pas vu depuis si longtemps que j'avais finit par croire que ce n'avait été qu'un rêve. Et, surtout, cette odeur d'eau, que je n'avais pas sentit depuis si longtemps que je ne compris pas tout de suite de quoi il s'agissait, cette petite brise qui semblait nous murmurer que nous étions enfin arrivés au bout de notre périple. Mais je savais que s'en était encore loin : les deux Hardes étaient dans une relation plutôt conflictuelle, bien que je ne voyais moi-même comme seule différence les chevaux qui les composaient, et les territoires qu'elles possédaient. Territoires qui, de plus est, se trouvaient accolés l'un à l'autre.

Et, enfin, le lac. Je cillais longuement, m'attendant à ce que cette vision disparaisse. Mais il était toujours là, et les autres chevaux avançaient vers lui avec un pas plus sûr, plus déterminé. Les plus faibles eux-même semblaient retrouver quelques forces pour s'avancer vers lui. Je suivis le mouvement, restant au milieu de la troupe où je me sentais en sécurité, accompagnée par Chibi, et assez loin de Toundra. D'ailleurs, je me sentais aussi rassurée par rapport à celle-ci. J'avais l'impression que la présence de la petite jument pie la dissuadait de s'approcher trop près de moi, ainsi que celle de Zéro qui se trouvait derrière nous, quelques chevaux plus loin, si je puis ainsi m'exprimer. Je savais que les deux juments au caractère plutôt entêté et ardent avaient eut quelques accrochages, notamment lors du retour de Ciel Étoilé. Je doutais que l'alezane ne vienne dans les parages de l'isabelle juste pour embêter une pouliche. Et puis, il y avait Arya, vers l'avant, qui nous jetait parfois des regards. Sans oublier les autres chevaux non loin qui, pour certains, viendraient sans doute la réprimander.

Je restais donc à proximité de Chibi et de Zéro lorsque nous atteignirent le lac. A bout de forces, je m'écroulais dans l'eau peu profonde de la berge, la laissant faire danser mes crins, tandis que je savourais ce moment les yeux fermés. Mais je savais que nous ne pourrions pas rester ici. C'est pourquoi je me redressais avec peine pour m'éloigner un peu du rivage, jusqu'à ce que l'eau atteigne mon petit poitrail, pour me désaltérer. C'était une sensation très agréable, que je n'avais, à ma connaissance, très peu ou jamais éprouvé, car du haut de mes deux mois, je devais normalement boire le lait de ma tendre mère. Mais, avec la sécheresse et le lait qui se tarissait chez nos mères, nous autres, poulains assez âgés, avions dût faire ce que la nature a toujours fait, depuis sa création : nous adapter. L'eau, contrairement au lait, avait ce petit goût de pureté, qui rappelait le cristal auquel elle ressemblait tant. Elle était insaisissable, fraîche et limpide. Je bus longuement, plutôt difficilement au début, car je n'étais pas habituée.

Je me sentis ragaillardie, même si j'étais encore bien plus épuisée que lorsque cette sècheresse venait de s'abattre. Je bondis maladroitement vers des eaux un peu plus profonde, et plongeais avec bonheur. Au début, je gardais instinctivement les yeux fermés, mais alors que je commençais à agiter mes longs membres de pouliche pour nager, un poisson me frôla et je les ouvris. L'eau me picota un instant, avant d'apaiser ces yeux brûlés par le soleil et la poussière. L'eau était magnifique, vu d'en dessous. Un banc de poisson m'accompagna sur quelques mètres, tandis que je remontais à la surface. Je pris une grande bouffée d'air et jetais un regard vers le rivage, où les chevaux ne semblaient pas près à partir. Je replongeais donc avec délice : c'était la première fois que je m'aventurais dans une eau où je pouvais nager, et c'était merveilleux, surtout après tant de sécheresse. Je virevoltais avec grâce, comme si j'avais toujours été dans l'eau. Mais, en fait, c'était plus par maladresse que je tournais, retournais et semblait ainsi danser. Remontant parfois à la surface pour reprendre une bouffée d'air, je m'assurais que les autres ne commençaient pas à s'agiter. Quelques autres poulains s'étaient aventurés vers des eaux plus profonde à mes côtés.

Finalement, je vis les adultes se relever, cesser de boire, marcher vers les berges. Je me dirigeais aussitôt vers eux, battant dans un rythme cadencé mes longs membres fins, avançant avec élégance et efficacité. Je plongeais et remontais sans cesse, afin de ne pas les perdre de vue, mais de profiter encore de l'eau. Lorsque je sentis le sol sous mes sabots, je bondis vers la rive telle une biche. Je rattrapais la Harde, suivie des quelques poulains qui s'étaient aventurés plus loin pour nager eux-aussi.
Nous nous arrêtions un peu plus loin. Comme beaucoup d'autres, je me laissais tomber au sol. L'herbe était fraîche. Je me roulais sur le dos pour savourer cette sensation. Mais, la faim me tiraillant encore, je me relevais finalement et broutais un peu, difficilement. Je croyais que l'herbe était sèche, sans saveur, parce que c'était tout ce que j'avais put en découvrir jusqu'ici. Mais je me trompais : celle que je goûtais désormais était tendre, grasse, délicieuse.
[Je suis trop fière, même en dézoomant au maximum je le vois pas en entier ce RP 8D]



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Perle de Rosée ~ Pleures en silence, car la lune seule se penche vers toi et t'écoutes...


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